
Philippe Géraud, le dernier coup de cœur de la Fondation
À partir du 14 octobre 2026
Traits d’esprit et poésie
Avec Philippe Géraud, le jardin de la Maison-Musée prend de l’ampleur et s’enrichit de nouvelles installations. À la mine de plomb, l’artiste joue avec les mots, l’absurde et nos petits travers, avec malice, tendresse et une réjouissante liberté.
Des célèbres Âneries à un imaginaire beaucoup plus vaste, une rencontre avec l’univers de Raymond Devos qui s’est imposée naturellement.
Chez Philippe Géraud, tout peut commencer par un mot. Un son, un double sens, une opposition deviennent le point de départ d’un dessin et ouvrent une histoire inattendue. Le trait est précis, l’esprit malicieux et l’autodérision jamais très loin.
Ses célèbres Âneries en sont une réjouissante illustration : Anatole, Anodin, Analogie… Mais derrière le jeu et l’absurde se déploie un univers beaucoup plus vaste.
Ses dessins aiment les doubles lectures, les allégories et les décalages. La nature y tient une place importante, tout comme nos contradictions et nos fragilités, observées avec tendresse. Derrière le sourire affleure souvent une émotion, parfois une réflexion presque philosophique.
Pour cette nouvelle exposition, le jardin de la Maison-Musée poursuit sa métamorphose. Le parcours prend de l’ampleur avec de nouvelles installations et permet de découvrir, au-delà des Âneries, les multiples facettes de cet imaginaire libre et foisonnant.
L’artiste nous fait aussi le cadeau de dévoiler dans le jardin de la Fondation des œuvres encore jamais présentées au public. Une exclusivité qui permettra d’en découvrir une facette plus secrète.
Ce qui nous a séduits ? Cette liberté d’imaginer, cet art de prendre les mots au pied de la lettre pour mieux les emmener ailleurs, et cette faculté de faire sourire avant de donner à penser.
Autant de chemins qui croisent naturellement l’esprit de Raymond Devos, sans jamais chercher à l’imiter.


